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mise à jour :

janvier 2026

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Le Projet 122 : un nouveau concept

 

Une maquette présentant encore des lignes fort grossières.

Deux dessind de Michel Boué du 26 avril 1967, le design se précise...

Une maquette du projet de Michel Boué.

Une proposition alternative de Gaston Juchet datée du 10 juillet 1967.

Cinq façades envisagées pour la nouvelle berline 3 portes du losange.

 

 

 

Au début des années 1970, le marché automobile est très segmenté. Il ne compte que trois types de voitures : petites, moyennes et grosses voitures. Si robustesse et fiabilité sont des qualités partagées par toutes, confort, élégance et performance sont l'apanage des gros modèles.

Dès 1968, Pierre Dreyfus, Président-Directeur Général de Renault, a l'intuition que le marché est mûr pour un nouveau concept de petite voiture. Cette petite voiture serait aussi solide que la 2 CV ou la Renault 4, mais plus élégante et plus rapide sur route. Le "projet 122" est lancé. Il donnera naissance à la Renault 5. Stylistes, dessinateurs et ingénieurs se mettent au travail.

Très rapidement, les grandes lignes sont fixées : un capot court, deux larges portes latérales, un grand hayon arrière descendant jusqu'au pare-choc, de grandes vitres, des lignes arrondies… La Renault 5 va révolutionner le marché en alliant des caractéristiques a priori contradictoires.

Officiant au département Couleurs et Matières (c'est à lui que l'on doit le logo Kent), Michel Boué participait occasionnellement aux compétitions de style. Pour le projet 122, qui n'était au départ qu'une étude exploratoire, le designer est un peu perdu. Aussi son ami Robert Broyer, qui travaillera sur le style intérieur de la 5, va lui prodiguer jour après jour de nombreux conseils… y compris l'orientation du style. Après avoir remporté haut la main la compétition, Boué suivra le développement de la 122 de bout en bout, épaulé par le maquettiste Joseph Griffa et bien sûr par Gaston Juchet. La contribution de ce dernier n'est pas à négliger tant les corrections qu'il apporte sont majeures. Jugée trop molle, la proposition de Boué est reprise en profondeur. La partie arrière est totalement redessinée et le dessin global est retravaillé pour offrir au modèle une posture plus dynamique.

Des variantes cinq portes et coupé seront étudiées en parallèle, mais n'aboutiront pas. En revanche, une version tricorps réservée au marché espagnol sera dessinée par Michel Boué dès 1969 et fabriquée à Valladolid par FASA-Renault sous le nom de "Renault Siete" puis "Renault 7".

En marge de ce développement, le bureau d'études aimera tellement la "5" qu'il se laissera même aller à une série de "délires" autour du nouveau modèle, sur le thème de la polyvalence. Il n'empêche, à part la "R pur" qui existera à peu près sous cette forme (le cabriolet EBS), certaines des autres variantes auraient bien mérité qu'on les développe : "R de la campagne", sorte de buggy, et "R martial", sans doute inspirée de la Citroën Méhari, sont très convaincantes. la "R marin" amphibie et la limousine "R de grandeur" sont plus fantaisistes...

Sources : adapté du site "Renault 5.net" et de la page Facebook Car Design Archives.

 

Le maquettiste Joseph Griffa au travail.

Trois dessins, le dernier de Michel Béligond daté de juin 1969. La Renault 5 définitive est là, à quelques détails près.

Une variante 5 portes par Boué en janvier 1969, plus proche de la 14...

Michel Jardin s'essaie à son tour au design de la 5 portes en janvier 1974.


Les délires du bureau d'études Renault... certains fort intéressants d'ailleurs.